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Historique de l'alpage de Ponchet

Voici un extrait des 15 pages d'historique réalisé par Lambert Zufferey

Ponchet eut pour destin celui de changer souvent de propriétaire. On lit, sur la doublure d'une livre de la montagne de Chandolin, qu'en 1524 Ponchet appartenait à un consortium de Loèche. En 1590, le territoire avait passé aux mains d'André Perretan.

A la suite de l’éboulement de la montagne de l’Illgraben au XIV ème siècle, le village de Chandolin se francise. Le mayen de Ponchet situé sur le flanc extérieur du gouffre de l’Illgraben demeure en possession du Baron de Leuk (Loèche) puis de ses descendants, la famille De Werra. Des légendes racontent les punitions infligées aux habitants de Chandolin pour l’utilisation abusive des pâturages. En 1918, la situation se légalise, le lieu est acheté par la bourgeoisie de Chandolin. En 1955, par manque de bétail bovin, l’alpage est abandonné durant 20 ans. La construction d’une étable communautaire en 1975 redonne une fonction au lieu quelques jours par année.

Alpage de Ponchet 1930

Joseph Borloz, Cyril Caloz et Joseph Caloz avec les boucs de Chandolin, Fang et Soussillon devant l'entrée du mayen de Ponchet

L'alpage est exploité généralement les deux premières semaines de juin et parfois en septembre. En 1977, un monsieur Schweikart de Ardon resta trois semaines en juin, ce qui était très rare. Son truc était de laisser les animaux brouter dans les forêts clairsemées, à l'abri de la chaleur quotidienne.
La rénovation de la grande étable en 1974 permet de redonner à l'alpage une fonction mais, l'aménagement érigé en annexe causa une désaffectation du mayen et de la petite écurie. On y alpe jusqu'à 90 têtes de bétail.

Ponchet, c'est aussi la fin de la souffrance, le "plat", le soleil, la restauration, pour les coureurs de Sierre-Zinal car c'est le deuxième point de ravitaillement et la fin de la grande montée.

Sierre-Zinal

Les premiers coureurs arrivants à Ponchet, second point de ravitaillement.

Le vallon de Ponchet, nommé "l'Echert du coucou", est actuellement une réserve interdite à la chasse où l'on y voit des chevreuils, des cerfs, des chamois, des lièvres, des tétras-lyres, ...
Il n'est d'ailleurs pas rare qu'à Ponchet, à l'aube, se trouve une trentaine de chamois broutant l'herbe couverte de rosée.

 

Mis à jour ( Jeudi, 10 Février 2011 15:29 )

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